Le 5 octobre 2026, dans Autorité des marchés publics c. Excavation National inc., la Cour d’appel est venue préciser les obligations qui incombent à l’Autorité des marchés publics lorsqu’elle constate un manquement à l’intégrité, en confirmant de nouveau que l’AMP n’est pas tenue, dans un tel cas, d’imposer des mesures correctrices à l’entreprise concernée. Elle précise toutefois les étapes à respecter selon la voie envisagée afin de satisfaire à son obligation d’équité procédurale.
Lorsque l’AMP constate un manquement dans le cadre d’un examen d’intégrité d’une entreprise, deux avenues s’offrent à elle : soit interdire à cette entreprise l’accès à des contrats publics, soit assujettir cet accès à des mesures correctrices. Voici ce que cette décision vient préciser quant aux obligations qui incombent à l’AMP selon la mesure envisagée.
Elle doit transmettre à l’entreprise un préavis exposant les motifs du refus envisagé et lui permettre de présenter ses observations. Ce préavis implique nécessairement qu’elle n’envisage pas, à ce stade, de mesures correctrices, même sans le préciser expressément.
Après avoir examiné les observations reçues, l’AMP peut, si elle maintient son constat initial de manquement à l’intégrité :
Elle doit transmettre à l’entreprise un préavis exposant les manquements reprochés, les mesures envisagées et les conditions et modalités de leur mise en œuvre. L’entreprise peut alors présenter ses observations.
Après avoir examiné ces observations, l’AMP peut, si elle maintient son constat initial de manquement à l’intégrité :